BIARRITZ...une cité balnéaire sortie des contes de fées

Blotti entre les Pyrénées et l’océan Atlantique, Biarritz, considérée comme l’une des plus belles cités Balnéaire de la côte basque possède tous les ingrédients d’un magnifique conte de fées.

Cette petite ville, aussi envoûtante qu’admirable, balayée par les assauts répétés de l’océan nous raconte son histoire… Celle d’un petit port baleinier qui s’est transformée au fil des siècles en l’une des stations de bord de mer les plus prisée d’Europe. 

superbe coucher de soleil sur Biarritz
Biarritz, station balnéaire des Pyrenees atlantique

L'histoire de Biarritz

L’époque de la pêche à la baleine

L’histoire de Biarritz dont le nom signifie « les deux rochers » en basque commence dès le moyen-âge alors qu’il n’est encore qu’un petit port de pêcheurs. Au XII ème siècle, le village se situe en contrebas du château de Ferragus (à la place du musée de la mer actuel) et se cantonne dans l'anse du port vieux. Zone stratégique pour la surveillance des baleines qui remontent le golfe de Gascogone, le château est également un lieu de repli et de protection contre les attaques Mauresuqes. Très fréquentes à l'époque, ces corsaires n'hésitent pas à enlever les habitants pour les vendre sur les marchés aux esclaves de Tunis et d'Alger.

 

Le château de Ferragus comme tous les châteaux forts est pourvu de hauts murs et doté de 4 tours. L’une d’entre elle est occupée en permanence par des guetteurs qui se relaient inlassablement à l’affût des baleines. Dès l’apparition des cétacés, un feu est allumé en haut de la tour de « la humade » situé à l’emplacement actuel du phare et prévient les marins de la pêche imminente. Les mammifères harponnés sont alors traînés jusqu’au vieux port pour être dépecé.

Les mammifères viennent pour la dernière fois longer nos côtes dans la nuit du 2 au 3 mars 1686. La principale source de revenus ayant disparu, la vie des Biarrots doit rapidement se réorganiser. Certains des marins deviennent corsaires, d’autres continuent tant bien que mal la pêche. La tour de la Humade s’effondrera en 1856 et finira d’être détruite par les Allemands pendant la guerre.

Le phare

Constituées de grès, les côtes Biarottes cachent de nombreuses cavités. C'est à l'intérieur de l'une d'elle que le phare de Biarritz est construit entre 1831 et 1834. Implanté à 73 mètres au dessus du niveau de la mer, sur la pointe du cap saint Martin, le phare surplombe la ville de Biarritz. Cet édifice de 47 mètres et doté de 248 mètres possède comme autre particularité sa couleur. Blanc à la lanterne noire, il est avec Cordouan, l'un des phares les plus imposants et les plus visibles de la côte Aquitaine. Son faisceau, d'une portée de 48 kilomètres, prévient les navigateurs des nombreux dangers. La côte Basque reste l'une des plus dangereuses du sud-ouest et de nombreux bateaux s'échouent régulièrement sur les rochers à fleur d'eau. Automatisé en 1980, il est inscrit comme monument historique en 2009.

sur la pointe cap martin à biarritz, le phare de couleur blanc et noir
phare de biarritz

Biarritz au 19 ème Siècle

Biarritz, réputé pour son climat est à cette époque une station connue exclusivement pour sa médecine curative des maladies mentales. La Grande Plage est alors appelée "La côte des fous". Elle est utilisée par les médecins pour donner des bains aux aliénés. La méthode : Rendre la raison aux personnes "folles" en "les tapants contre les vagues". Devant le manque d’efficacité du traitement, les médecins ont rapidement cessés leurs expériences.

En 1838, Biarritz accueille régulièrement la comtesse de Montijo et sa fille Eugénie alors âgée de 12 ans. Fille d’un noble Espagnol qui fit la guerre au côté des Français pendant la guerre d’Espagne menée par Napoléon, Eugénie épouse en 1853 Napoléon III et lui fait découvrir cette ville qu’elle affectionne tant. 

L’empereur tombe sous le charme de cette cité et fait bâtir dès 1854 un village en l’honneur de son épouse. Construite en forme de E, la villa Eugénie devient la résidence d’été de la famille impériale de 1855 à 1868, soit 14 années et permet à Biarritz de se transformer en une station aristocratique.

Après la chute de l’empire, la villa Eugénie se métamorphose en hôtel-casino. Malheureusement, un incendie détruit la villa en 1903 qui réouvre en 1905 sous un autre nom « l’hôtel du palais ».

Reconstruit et agrandi, l’hôtel accueille la plupart des têtes couronnées d’Europe et prend un essor incroyable. C’est à cette même époque que Biarritz accueillera les communautés russes, Anglaises, Espagnoles…qui permettront à la ville de modifier son aspect architectural. Chacun apporte son style et ce mélange hétéroclite mais charmant contribue à la renommée de la ville. 

La modernisation de la ville et notamment de ses moyens de transport collabore à l’expansion de la cité. Une ligne de tramway est créée. Elle relie Biarritz à Bayonne et transporte 550 000 voyageurs en 1878 et plus d’1 million en 1897. De cette époque, date le slogan « Biarritz reine des plages et plage des Rois ».

Villa Eugenie à Biarritz aujourd'hui Hôtel du palais royal. - photo Dennis jarvis
Villa Eugenie à Biarritz aujourd'hui Hôtel du palais royal. - photo Dennis jarvis

le rocher de la vierge

Dans la continuité de la grande plage, à l’opposé du phare, se trouve l’ancien port baleinier. L'ancien "Port Vieux", voit s'aligner de petites maisons de pêcheurs surnommés "Crampottes". A l'époque, elles accueillaient environ 300 familles biarottes alors qu'aujourd'hui, elles sont louées à l'année par des Biarrots férus de plaisance ou de pêche. En face des Crampottes, se trouvent un alignement de bassins. C’est Napoléon III qui demande la création d’un port refuge pour les navires en difficulté lorsqu’il fait mauvais temps.

En 1863, dans cette optique de réaménagement de la côte, une digue longue de 340 mètres doit être réalisée. Ce chantier gigantesque et utopique démarre au pied du rocher de Curculon, actuel Rocher de la vierge. 

Pour ce faire, une passerelle en bois dotée de rails est installée afin de transporter les différents matériaux. Des tunnels sont creusés. Le chantier avance, mais tout au long de sa construction de nombreuses difficultés apparaissent et s’accumulent. La houle retarde les travaux et les tempêtes détruisent les travaux déjà effectués. En 1865, Napoléon III demande que le rocher soit percé et qu’une statue de la vierge y soit installée pour l’exposition espagnole de Bayonne. 

En 1868, une partie de la digue est détruite au deux tiers par une tempête.

En 1870, seul 66 mètres de digue sont utilisables.

Entre 1881, l’actuelle passerelle métallique construite non pas par Eiffel comme il l’est souvent mentionné, mais par les ateliers schriver à heaumont dans le nord, remplace la passerelle en bois. Depuis cette date, elle est rénovée dans sa globalité tous les 10 ans. 

Aujourd’hui, ce belvédère est un lieu de promenade hors du commun lorsque l’on visite la ville. 

Non loin du rocher de la vierge, un petit îlot comporte des croix. Il s’agit du naufrage du bateau « la surprise » en novembre 1897 qui fit 5 morts. Petite curiosité : en 1884, pendant les travaux de construction des halles de Biarritz, un bloc d'ophite est découvert et transporté au moyen d'un attelage de bœufs à droite de l'entrée de la passerelle du Rocher de la Vierge, où il se trouve toujours.

Les églises

L’église Sainte Eugénie est construite en 1870 au-dessus du port des pêcheurs et domine les crampottes des pêcheurs. Elle remplace la chapelle Notre dame de Pitié, sanctuaire des marins, détruite par un incendie en 1855. 

Non loin de là, l'Église orthodoxe Saint-Alexandre-Nevsky-et-de-la-Protection-de-la-Mère-de-Dieu construite en 1892 dans un style byzantin par un architecte biarrot permet de se remémorer le passé. Bon nombre de riches familles russes résidaient à Biarritz pendant l’hiver et ce lieu de culte, aménagé à leur intention dans la Villa Eugénie devenait trop restreint…

La villa "Belza"

Avant de découvrir cette magnifique construction réalisée en 1882 et devenue l’une des demeures emblématiques de Biarritz, intéressons-nous à l’histoire de ce terrain qui fit couler beaucoup d’encres.

 

Situé à proximité du trou du diable et surplombant la corniche, lieu de promenade des Biarrots, ce terrain surnommé « Cassaous de Trespots » ou « champs des rossignols » devient en 1825 un lieu énigmatique et légendaire.

 

Plusieurs ventes sans suite et autres faits jamais élucidés donneront naissance à de nombreux récits au subtil mélange de revenants et de sorcellerie. 

Dès l’achat du terrain en 1880 par Ange Dufresnay, PDG de la compagnie d’assurances le phenix à Paris, la polémique commence à secouer la ville. 

Malgré le conflit qui s’annonce, Mr Dufresnay mandate en 1882 l’architecte Alphonse Bertrand pour la construction de sa sublime villa qui devra être réalisée selon ses consignes les plus strictes en l’honneur de son épouse Marie-Belza née Dubreuil . La villa Belza, dont le nom signifie « Noire » en basque devra se située sur le rocher cachaous, plein ouest, face au rocher de la Vierge 

 

Dès l’ouverture du chantier, la phase de construction ne sera qu’une suite de mécontentement et de rebondissements. Elle commencera par la terre extraite de la construction qui est déposée sur la plage du vieux port puis par la fermeture du sentier de la corniche situé sur le terrain de la villa. Les Biarrots très en colère protesteront fermement contre ce projet.

Entre 1889 et 1895, des travaux d’agrandissement sont effectués par Raymond Larrebat-Tudor qui lui ajoute un donjon pointu néo-moyenâgeux ainsi qu’une tourelle d’angle en poivrière. Ces ajouts modifieront énormément l’aspect cette maison bourgeoise qui, selon le lieu où l’on se trouve apparaîtra imposante ou travaillée dans la plus grande finesse. 

En 1908, le cinéma utilise la Villa Belza comme décor.

 

En 1923, Belza Dufresnay, devenue veuve, cède la maison à Grégoire Béliankine, beau-frère d’Igor Stravinsky et ancien colonel de la garde russe. Le nom de « Belza » étant interdit d’utilisation, la villa changera de nom pour se nommer « Le château basque » et deviendra un restaurant Cabaret russe ou le faste comme l’excentricité sont de mise.

 

En 1927, le cabaret change d’ambiance et prend l’apparence d’une auberge du XVIIe siècle doté de tapisseries et mobilier Louis XIII. 

Malgré la crise de 1929, les soirées mondaines persistent jusqu’en 1940.

Malheureusement, la villa va connaître ses heures les plus sombres. Les locataires sont expulsés et l’armée allemande réquisitionnera la bâtisse jusqu’à fin de la guerre.

 

Après la libération, il est racheté par Madame Pouyet, née Lacrouts qui le retransformera en une élégante bâtisse constituée de 7 logements. Dégradée par les occupants, la maison subira deux incendies qui réduiront en cendres les 2 derniers étages de la maison. Des blocages administratifs associé à la lenteur des procédures engendreront la perte de ce lieu qui sera laissé à l’abandon et squatté pendant près de 30 ans.

 

Ce n’est qu’au début des années 1990, qu’un jeune promoteur, Jean Marc Galabert réhabilite la maison. Il rachète la totalité de la villa Belza et réaménage 10 appartements de luxe dont les prix atteindront les 8 000 euros au mètre carré.

 

En 1997, la Mairie de Biarritz engage un plan de sauvegarde de son patrimoine et protégera 832 monuments dont la villa Belza.

Toujours aussi mythique – la villa Belza est aujourd’hui une très belle copropriété au passé chargé d’histoires et d’intrigues.

Biarritz au 20 ème Siècle

La ville connaît un âge d'or jusqu'à la première guerre mondiale. Après l'armistice, dans les années 1920, alors que la ville se développe, sur la plage, des cabanes en bois voient le jour et sont rapidement remplacées par les fameuses tentes rayées encore d'actualité aujourd'hui. Elles servent aux nouveaux baigneurs avides de bains de mer. 

Les dames montrent leurs plus belles toilettes et le gotha mondain se presse à Biarritz très à la mode. Des personnalités comme Coco Chanel, Sacha Guitry, Charly Chaplin ou encore Sarah Bernard se côtoient et se retrouvent à la plage. En 1929, le casino, crée par l'architecte Alfred Lauhé accentue encore un peu plus la notoriété de la ville.

 

En 1936, avec la création des congés payés, Biarritz accueille ses premiers touristes qui viennent profiter de la douceur du climat. Le tourisme de masse commence alors.

 

Pendant la seconde guerre mondiale, la ville sert de repos à l'occupant. Une fois terminée, les grandes familles disparaissent. La ville connait alors une période de déclin jusqu'en 1957, année ou Peter Wirl, scénariste américain fait connaitre le surf et l'engouement pour ce nouveau sport ne se fait pas attendre.

 

Depuis les années 1980, Biarritz connaît un nouvel essor avec le développement du tourisme d'affaires. 


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Commentaires: 15
  • #15

    Sangare sekou (jeudi, 01 novembre 2018 12:55)

    Oui

  • #14

    Mukendi- Fabrus (samedi, 25 août 2018 16:36)

    Je suis content de votre pogramme j'ai aimé beaucoup

  • #13

    Wazia marcel (vendredi, 24 août 2018 09:36)


    Bonjour,

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    Adresse : Dept 400, 12 South Bridge

  • #12

    Odier (dimanche, 19 août 2018 21:55)

    Très beau reportage sur ces maisons bretonnes

  • #11

    Priscille (vendredi, 20 juillet 2018 17:06)

    Hello sympa cet article pour une nouvelle façon de faire une omelette

  • #10

    vigneron (samedi, 14 juillet 2018 01:06)

    Un merveilleux coin, a visiter pour les vacances en sauvegardant les dunes !!

  • #9

    Priscille (vendredi, 13 juillet 2018 22:20)

    chouette découverte cet article

  • #8

    Francine Ballenghien (vendredi, 22 juin 2018 17:48)

    Très bien écrit, je connais très bien la forêt de Paimponou Broceliande, mais n’y suis jamais allée, après cette lecture, très envie d’y aller

  • #7

    Bfranfcine Ballenghien aFrancine B (vendredi, 22 juin 2018 17:45)

    O

  • #6

    BarbierBarbier PierretteBarbier Pierrette (mardi, 05 juin 2018 18:29)

    Je n'étais pa si loin de Pont Aven quand je suis allée à Bénodet
    Mais sans voiture je n'ai pu m'y rendre. J'adore la Bretagne et je suis toujours avide d'en connaitre d'avantage. Ces images me donnent toujours envie d'en connaitre d'avantage. Merci à vous de me faire découvrir de nouveaux horizons.

  • #5

    Le Marec (mardi, 05 juin 2018 16:35)

    B

  • #4

    Francine Arnott (jeudi, 22 février 2018 17:57)

    Translate

  • #3

    Priscille (mardi, 12 décembre 2017 00:43)

    Hello , oui le beurre avec le disque a emulsifier ca marche pas mal !! et qu'est ce que c'est bon, !! juste avant le beurre on a une mousse de beurre c'est trop bon aussi

  • #2

    Laurine (mardi, 28 novembre 2017 10:26)

    Les articles sont vraiment complet et très bien écrit. Je n'ai pas eu besoin de prendre la visité guidée qui aurait été bien compliquée avec mon fils en bas âge. C'est génial!!! Continuez, je vous adore...

  • #1

    capsek (jeudi, 23 novembre 2017 20:52)

    super


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